Les chaînes thématiques de YouTube : succès relatif

Les chaînes thématiques de YouTube : succès relatif

En France, YouTube a lancé en octobre 2012 treize chaînes thématiques. Via la plateforme de diffusion de vidéos Google, elles offrent différents thèmes : actualité, fiction ou comédie. Fortes de leur succès, elles tentent de séduire de nouveaux annonceurs.

La plateforme de diffusion de Google, YouTube a lancé en octobre 2012, treize chaînes sur internet. Le support de ces chaînes obligent la diffusion de contenus plus courts qu'à la télévision.

L'humour : principale thématique des chaînes de YouTube

YouTube souhaite encourager les maisons de productions à créer des contenus originaux en les faisant bénéficier du système d'avance sur recettes publicitaires. Les producteurs recevraient ainsi 500 000 à 1 million d'euros.

Les internautes français, huit mois après le lancement de ces chaînes, montrent une préférence pour les chaînes humoristiques. Cela s'explique par la « génération C », personnes nées entre 1984 et 1996, qui consomme énormément de vidéos sur internet.

Le succès semble toutefois relatif selon les chaînes : Studio Bagel, dédié à l'humour, affiche près de 700 000 abonnés tandis que Huha, "des pitreries animées aux couleurs vives pour les adultes", n'en détient que 593.

En France, à titre de comparaison, YouTube a réuni 25,5 millions de vidéonautes uniques en avril 2013 pour 1,9 milliard de vidéos vues.

Mise en place d'un nouveau écosystème pour les producteurs

Avec ces chiffres, promesse d'une audience considérable, les producteurs revoient leur ligne éditoriale pour séduire un maximum d'internautes mais surtout attirer plus d'annonceurs publicitaires. En effet, YouTube ne finance qu'une partie de la recette des productions.

Tout un nouveau écosystème reste à mettre en place rester un maximum gratuit tout en étant rentable : placement de produit, sponsoring par des marques ou un mélange de contenu gratuit et payant.

A la rentrée prochaine, YouTube annoncera un premier bilan, selon certains producteurs. "Dans la mesure où YouTube verse un minimum garanti, ce serait logique que, sur la base des performances des uns et des autres, il ne reconduise pas les accords avec certaines chaînes et en fasse entrer d'autres", estime Philippe Bailly, du cabinet NPA Conseil.
 

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