La progression de la VOD ralentit

La progression de la VOD ralentit

L’année 2012 semble avoir marqué un frein à la demande en VOD (Video on Demand) au sein des foyers français. Une situation qui semble paradoxale alors que les télévisions connectées entrent de plus en plus dans les salons et que de plus en plus d’écrans sont connectés.

Si la VoD progresse encore et toujours, cette progression a ralentit l’année dernière. Le chiffre d’affaires de ce type de commerce n’a évolué que de 15% par rapport en 2011. Si cela peut paraître beaucoup au premier abord, il faut mettre ce chiffre en perspective avec les années précédentes.

Entre 2009 et 2010 le chiffre d’affaires de la Video On Demand avait augmenté de 56% et entre 2010 et 2011 il avait augmenté de 44%. Alors comment expliquer cette chute ?

Si la VOD a supplanté assez radicalement les supports matériels tels que les DVD et les Blu-Ray, le catalogue des vidéos à la demande semble attirer moins l’utilisateur. Et la fermeture de Megaupload en janvier 2012 ne semble pas avoir fait le bonheur des distributeurs, contrairement à ce qu’on aurait pu penser.

Le consommateur en aurait-il marre de payer pour quelque chose qu’il ne peut voir qu’une seule fois ? C’est possible. En tout cas, ce serait là l’une des grandes différences avec la vente de MP3 dont la réutilisation est illimitée. Mais ce n’est probablement pas le seul problème.

La musique a vu naître des formules « illimitées » via des sites tels que Deezer ou Spotify, formules qui, en France, ne sont pas encore courantes. Certes, Canal+ et d’autres ont lancé des services SVOD (vidéo à la demande par abonnement) permettant de voir un grand nombre de films, mais l’attrait n’y est pas encore.

Il faut dire que le catalogue des films disponibles est loin d’égaler les catalogues américains. Et pour cause, un film ne peut entrer dans le catalogue SVOD que trois ans après sa sortie soit au moment où les chaînes de télévision peuvent le diffuser.

La situation pourrait néanmoins changer assez rapidement. Des services tels que Netflix ou Amazon devraient s’implanter en France dans les années à venir et apporter avec eux toute la qualité des services SVOD d’outre-Atlantique, pour le plus grand bonheur des cinéphiles.

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