Les patrons réclament la fibre optique

Les patrons réclament la fibre optique

Plusieurs patrons d’entreprises ou de magasins spécialisés dans l’informatique localisés dans des zones rurales s’expriment aujourd’hui dans les médias, réclamant des connexions à la fibre optique, sans lesquelles ils ne peuvent continuer à travailler.

« Sans fibre optique, on est mort »

La Charente Libre relate aujourd’hui l’histoire de Jacques Cardinaud, directeur du magasin Digital dans les montagnes à Champniers, qui, comme beaucoup d’autres, voit son affaire menacée par l’absence de fibre optique dans sa zone. Il y a quelques semaines, une équipe de Canal plus lui propose d’installer dans son magasin un présentoir dernier cri, « un prototype dont bénéficieront seulement quatre magasins à travers la France triés sur le volet », précise Jacques.

Seulement voilà, avec un magasin qui ne possède que 7 Mbits/s, le rêve tourne court pour les employés du magasin. Pour l’équipe de Canal plus qui s’est déplacé jusqu’au magasin, « c’est impensable d’avoir un tel débit aux abords d’une ville comme Angoulême, même dans un champ au milieu de nulle part on serait mieux lotis ».

Le responsable réseau du magasin précise qu’aujourd’hui « pour travailler normalement, il (leur) faudrait une connexion à 100 Mbits/s ». Un débit aujourd’hui envisageable uniquement avec la fibre optique.

Une situation malheureusement loin d’être unique. Frédéric Lippi, patron d’une entreprise portant son nom et possédant 400 salariés pour un chiffre d’affaires de 42 millions d’euros, déplore lui aussi l’absence de fibre optique dans certaines zones rurales. « Il faut que les collectivités mettent les entreprises en conformité avec notre époque : aujourd’hui, la fibre optique c’est comme l’eau ou l’électricité, c’est un standard ! » clame Frédéric, dont l’entreprise doit se contenter d’un débit de 8Mbits/s, contre 5,1 Mbit/s de débit moyen pour un abonné internet français.

COMMENTER

Please enter your comment!
Please enter your name here