Orange contre la politique de concurrence européenne

Orange contre la politique de concurrence européenne

Le lundi 22 juillet 2013, le président-directeur général d'Orange, Stéphane Richard, s'oppose à la politique de concurrence de la Commission européenne. Elle favoriserait, selon lui, les concurrents américains.

Le PDG d'Orange élève le ton contre la Commission européenne dans le Figaro, publié le lundi 22 juillet 2013. Elle fragilise les opérateurs européens et faciliterait ainsi la concurrence pour les opérateurs américains.

La concurrence favoriserait les américains

La Commission européenne a perquisitionné trois grands opérateurs européens, la semaine du 15 juillet 2013. Elle pensait trouver des preuves qui montreraient qu'Orange, Deutsche Telekom et Telefonica cherchaient à dominer la gestion du trafic internet. Pour Orange, depuis que Stéphane Richard en est le PDG, c'est la quatrième perquisition.

En Europe, il existe 150 opérateurs télécoms différents alors qu'aux États-Unis, ils sont deux opérateurs dominants. Les opérateurs européens, trop nombreux, ne sont pas assez imposants pour investir dans l'installation de la fibre optique : le coût des travaux en Europe s'élèverait à 250 milliards d'euros.

Télécoms : l'Europe face aux États-Unis

La couverture 4G est aujourd'hui recouverte par 80 % des États-Unis avec seulement quatre opérateurs. En plus, la valeur boursière des opérateurs européens est dépréciée à cause de la concurrence et de la baisse des prix. La preuve la plus flagrante : les trois leaders européens pèsent moins que l'Américain, ATT.

Il est donc nécessaire que Bruxelles freine la politique consumériste qu'elle a mise en place. Stéphane Richard demande un délai sur les baisses de prix des appels passés de l'étranger. Il suggère la mise en place d'un régulateur unique européen et des alliances entre opérateurs pour réduire leur nombre.

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