Le chantage à l’emploi d’SFR

Le chantage à l’emploi d’SFR

SFR serait en total désaccord avec le projet de recyclage des fréquences 2G en 4G dont le bénéficiaire serait Bouygues Telecom. L’opérateur menace le Premier ministre de fortes suppressions d’emplois.

La réallocation d’anciennes licences 2G en 4G pour Bouygues Telecom permettrait à ce dernier d’obtenir une gamme de fréquences que les autre opérateurs comme SFR ou Orange ont du payer au prix fort, environ un milliard d’euros, lors de ventes aux enchères.

Les opérateurs font donc savoir leur mécontentement, SFR en tête de ligne. D’après Les Echos, le PDG, Stéphane Roussel a ainsi déclaré son opposition à ce recyclage en déclarant « j’ai écrit avant Noël au président du régulateur et au Premier ministre. Si Bouygues Telecom obtient les fréquences en 1800 MHz en 2013, alors cela entraînera la destruction de 5000 emplois dans l’écosystème SFR ».

Aujourd’hui SFR reste clair à ce sujet : si ces fréquences vont à Bouygues Telecom, 3000 emplois seront supprimés à SFR.

Ce chantage à l’emploi ne plait apparemment guère au gouvernement, si l’on en croit les dires d’un proche du gouvernement : « ce type de chantage de boutiquier n’est pas reluisant pour celui qui l’exerce ». Cette réaction est d’autant plus surprenante quand on sait que SFR resterait malgré tout une entreprise rentable si ce projet se réalise.

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