Opérateurs, Mairie, Riverains : Paris et les ondes de la discorde

Opérateurs

La capitale française est au centre d’un débat entre les riverains, la Mairie, et les opérateurs de téléphonie. En cause : le déploiement des antennes sur les toits de la ville, le seuil maximal d’exposition et les besoins en couverture de plus en plus grands. Des avis qui semblent a priori totalement inconciliables.

Demain au conseil de Paris sera présentée la nouvelle « Charte de la téléphonie mobile » visant à remplacer celle votée en 2006. Mais, prise entre deux feux, la mairie n’a pas pu donner suite à toutes les revendications des riverains ni à toutes celles des opérateurs. Car, forcément, ces eux groupes s’opposent.

 

D’un côté, les opérateurs : un parc d’abonnés de plus en plus grands, l’arrivée de la 4G, l’arrivée de Free Mobile… autant de raisons qui les poussent à multiplier les antennes et cette charte devrait en prévoir quelques 200 nouvelles (à ajouter aux 2.353 déjà en place. Mais voilà, si le téléphone fait des heureux chez les riverains, les antennes, elles, ne font pas l’unanimité.

Que la téléphonie mobile ne soit pas possible sans antennes ne semble pas être un argument valable quand on parle d’exposition aux ondes. Car la multiplication des antennes entraîne une multiplication des ondes. La mairie a fait de son mieux en réduisant à 5 volts par mètre le seuil de tolérance dans cette nouvelle charte (une baisse de 20%) mais cela ne semble pas suffisant.

Les riverains aimeraient que le seuil soit de 0,6 volts par mètre, seuil que la Mairie de Paris s’était engagée à respecter lors d’un vote en 2011. Un seuil idéal mais pas encore actuel. Sans compter que le seuil pour les antennes 4G bénéficie d’une dérogation le faisant passer de 5 volts par mètre à 7 volts par mètre.

Cependant, pour atteindre ce seuil il faudrait multiplier les antennes or les riverains ne veulent pas l’installation d’antennes sur les toits de leurs immeubles tout en voulant que le seuil de tolérance soit baissé. Un paradoxe qui ne semble pas avoir de solution pour l’instant.

Peut-être qu’une voie de conciliation pourrait se trouver si, comme le suggère la Mairie de Paris, les opérateurs mutualisaient leurs antennes en créant ainsi un réseau unique. Mais encore faut-il que les opérateurs soient d’accord…
 

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