Une réunion pour relancer les investissements dans la fibre

Une réunion pour relancer les investissements dans la fibre

Les investissements dans la fibre optique, l'avenir du très haut débit, le retard de la France dans le déploiement de cette technologie… le gouvernement, qui semble très impliqué dans ce problème, veut réunir une table ronde vendredi 27 juillet pour relancer les investissements dans la fibre optique.

 

Après l'Appel de Valence et les Assises du Très Haut Débit, la ministre déléguée à l'Economie Numérique, Fleur Pellerin, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, lancent une nouvelle table ronde sur la fibre optique. Le but avoué est de relancer les investissement.

Mais une rumeur semble apporter un nuage noir sur le programme de déploiement de la fibre optique, programme lancé sous Nicolas Sarkozy et qui prévoyait une couverture de 100% de la population en Très Haut Débit d'ici 2025. Un opérateur estime que « ce ne sera probablement pas de la fibre pour tous ».

Les élus aimeraient de la fibre optique, mais les investissements dans ce domaine n'attirent guère la plupart des opérateurs. Orange, par exemple, a annoncé sa volonté de déployer et commercialiser le VDSL2 dès 2013, soit de maintenir un réseau se basant principalement sur du cuivre.

Mais si l'opérateur historique ne semble pas vouloir trop s'investir dans la fibre, d'autres, comme Jérôme Yomtov, PDG de Numericable, voient dans cette technologie le futur des télécommunications et déploient de plus en plus leur réseau via des investissements très important.

Pour la ministre, la divergence de vision entre l'Etat et les opérateurs, ainsi qu'entre l'Etat et les collectivités, nécessite la création d'une « institution, d'une instance de pilotage national, pouvant apporter de l'assistance à maîtrise d'ouvrage aux collectivités. »

Mais une autre grande question sera à l'ordre du jour lors de cette table ronde : le financement des collectivités au niveau du déploiement de la fibre optique, notamment pour raccorder les zones non-denses.
Il y aurait près d'un milliard d'euros de prêts destinés aux opérateurs qui ne seraient pas sollicités pas ceux-ci, une information confirmée par la ministre. Ce milliard pourrait être, selon la volonté des élus, réaffecté au volet de prêts dédié au collectivités locales.

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