L’Etat français devrait à terme être un gros consommateur de Cloud

L'Etat français devrait à terme être un gros consommateur de Cloud

Jacques Marzin, le directeur des systèmes d'information (DSI) de l’Etat, a défendu la politique étatique en matière de Cloud devant les professionnels du secteur, à l'occasion des Etats généraux 2013 du Cloud Computing organisés par EuroCloud France. Les ministères devraient tester un prototype de Cloud privé en septembre et l'Etat s’est fixé 10 ans pour utiliser le Cloud en interne.

A l’occasion de la 8e édition des Etats généraux du Cloud Computing, qui se sont tenus le 21 mai, Jacques Marzin, le directeur de la Disic (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) a ré-affirmé l’engagement de l’Etat français dans l’adoption du Cloud Computing.

M. Marzin a indiqué que l’informatique en nuage correspondait à la mise en place d’une politique de « gestion maîtrisée des coûts » et qu'il permettait la convergence des systèmes d'information (SI) publics.

Il s'est félicité du dynamisme et du volontarisme de la politique que la Disic mène actuellement, tout en précisant que l'Etat passerait au Cloud doucement mais surement.

Lors de l'événement, Pierre-José Billotte, président d’Eurocloud France, a appelé l'Etat à mettre en place une politique « Cloud-First », à l'instar des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Sachez que l’administration de James Cameron a développé sa politique autour d’un Cloud gouvernemental baptisé « G-Cloud » qui intègre notamment la mise à disposition d’un magasin applicatif, le « CloudStore », qui référence des solutions et des prestataires Cloud pour faciliter les procédures d’achats.

L’Etat français avance méthodiquement, par le biais d’expérimentations, explique Jacques Marzin. Il s'est engagé à réfléchir sur le Cloud en 2011 avec l'idée de réaliser un prototype de Cloud privé de l'Etat. Ce prototype, adossé à OpenStack, solution Iaas (Infrastructure as a service), servira de démonstrateur aux ministères dès le mois de septembre, avant d’entrer dans une phase de généralisation.

Et l’Etat confirme nourrir de belles ambitions en la matière : d’ici à 10 ans, 80 % des SI de l’Etat travailleront sur des technologies de virtualisation inter-applicative. « Aujourd’hui, certains SI sont déjà éligibles au Cloud public », a ajouté Jacques Marzin.

Reste que « 10 ans, c’est très long et j’espère que nous n’aurons pas à attendre ce délai », a-t-il partagé au parterre de professionnels du Cloud. Et d'ajouter : « On essaie de trouver les champs où on peut aller plus vite ».

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