L’Arcep critique le projet France Fibre

L’Arcep critique le projet France Fibre

Jean-Ludovic Silicani s’attaque, sans les nommer explicitement, à SFR et Bouygues Telecom en tant que partisans de la création de France Fibre. Pour lui, une telle centralisation ne cache qu’une volonté de ralentir les investissements.

Ce n’est pas une idée insensée mais une idée qui arrive quelques années trop tard pour le président de l’Arcep. Aujourd’hui, une structure centralisée pour le déploiement de la fibre optique serait difficile à mettre en place.

France fibre devrait, selon la volonté de ses partisans, mutualiser le déploiement du réseau fibre optique entre l’ensemble des opérateurs et ce pour les zones peu denses.

Parmi les partisans de cette nouvelle structure on retrouve SFR et Bouygues Telecom tandis que Orange y est particulièrement opposée. Pour Stéphane Roussel, PDG de SFR, c’est parce que la société « a le plus à perdre » de cette nouvelle entité.

Stéphane Roussel avait d’ailleurs déclaré que les ministres y étaient favorables, chose démentie par Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Economie Numérique. Après ce démenti de la ministre en charge du dossier fibre, c’est au tour du président de l’Arcep de mettre les points sur les i et de déclarer son opposition au projet :

« Il convient d’abord de ne pas défaire ce qui a été fait et qui a abouti à ce que j’appellerais volontiers un « consensus de raison (…). Le fait que certains relancent aujourd’hui l’idée d’un opérateur national « France Fibre » n’est pas la manifestation d’une soudaine créativité de leur part mais d’une tendance à complexifier les choix, afin, peut-être, de ralentir l’investissement ».

Cette déclaration, faite lors de la 8ème édition du colloque « Territoires et réseaus d’initiative publique », pourrait sonner le glas de ce projet avant même que sa création n’ait été étudiée.

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