Cloud : les entreprises françaises prêtes à se jeter à l’eau

Cloud : les entreprises françaises prêtes à se jeter à l'eau

France et Cloud Computing, où en est-on ? Quelles sont les entreprises qui l'adoptent et pourquoi ? La première étude française, CloudIndex, apporte des réponses à ces questions et plus encore.

En France, le développement du Cloud ou « infonuagique » est croissant. Actuellement, le tiers des entreprises privées ou organisations publiques interrogé par le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC) dit avoir recours au Cloud. Ce marché devrait peser 4 milliards d'euros en 2013.

Petit à petit l'oiseau fait son nid. Le Cloud computing commence à s'imposer auprès des entreprises françaises, surtout les plus grosses.

Le Directeur des Systèmes d'Information (DSI) est à l'origine de son utilisation à 68% et de sa mise en place à 84%, selon l'étude « CloudIndex » publiée le 25 juin par Pierre Audoin Consultants (PAC).

On apprend aussi de CloudIndex que l'utilisation des services de l'« infonuagique » commence à germer auprès des patrons.

Mais les entreprises ayant une réelle politique Cloud sont minoritaires (12%). Et encore, la plupart du temps la stratégie Cloud de ces entreprises n'est pas appuyée par des ressources ad hoc.

Parmi les professionnels passés au Cloud, 62% disent utiliser du SaaS (Software as a Service), 34% du IaaS (Infrastructure as a Service) et 22% du PaaS (Platform as a Service). Ce qui n'est pas surprenant sachant qu'il est plus facile d'utiliser ponctuellement des services (Saas) plutôt qu'une solution globale (Paas).

Dans le détail, le SaaS prévaut dans la mise en place de projets en ressources humaines (45%), tels des services de paie. À 29 % ce sont les applications métier, un quart est représenté par des applications de bureautique et de travail collaboratif (24%), un autre quart pour la gestion de la relation client (24%).

Les auteurs de l'étude sont donc en mesure d'affirmer que « l'usage est en train de se répandre, notamment grâce à des offres de plus en plus nombreuses et pertinentes ».

Pour les entreprises qui ont sauté le pas du Cloud computing, le principal atout donné se situe dans l'augmentation de la flexibilité (71%), puis c'est la réduction des coûts (56%), et enfin l'amélioration du « time to market » (délais de disponibilité d'un produit ou d'un service sur le marché).

D'ailleurs, pour le Français Numergy le Cloud « made in France » est devenu un véritable argument marketing.

A contrario, le principal frein c'est la crainte liée à la sécurité (44%) dont la localisation des données.

Si les services Cloud pèsent peu dans les dépenses des services informatiques d'entreprises, la balance tend à s'équilibrer.

En 2012, tous les services de Cloud confondus (y compris consulting, gestion de IaaS privés, etc.) représentaient environ un dizième des dépenses informatiques des entreprises françaises, tout type d'entreprise confondu. Avant 2014, cette part devrait être de 15%.

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