Cloud et Réseaux sociaux : les entreprises à l’ère numérique

Cloud et Réseaux sociaux : les entreprises à l'ère numérique

L'interdiction des réseaux sociaux sur les lieux de travail est une pratique courante car ces derniers semblent à première vue diminuer l'efficacité des collaborateurs. Au contraire, le Cloud est plébiscité par les entreprises pour l'échange et la conservation de documents et de données. Et si les réseaux sociaux pouvaient être un atout pour l'entreprise, au même titre que le Cloud ?

70% des sociétés sont actuellement représentées sur les réseaux sociaux par des pages plus ou moins dynamiques. Mais ces plate-formes continuent d'avoir une mauvaise réputation concernant la productivité. Mais ce n'est peut-être qu'un à priori.

Si le Cloud permet l'échange de données et de documents en temps réel et ce sur l'intégralité de la surface du globe, les réseaux sociaux incarnent l'interaction au niveau mondial et en temps réel. Tout produit, toute marque, toute société se doit, aujourd'hui, de mettre en place une veille plus ou moins poussée pour connaître les avis, négatifs ou positifs, que les parties prenantes ont sur elle. Car ce sont ces avis qui vont définir en partie la stratégie commerciale et de développement, ainsi que l'image de l'entreprise.

Et si l'entreprise est « connectée » sur le Cloud et les réseaux sociaux, ses employés le sont aussi dans la sphère privée et s'attendent, à hauteur de 75%, à pouvoir l'être aubureau. Mais la réputation que les réseaux sociaux ont une mauvaise influence sur la productivité semble avoir encore de beaux jours devant elle. Ce qui n'est pas sans poser divers problèmes.

Les salariés risquent en effet de vouloir contourner le blocage mis en place par leur entreprise, risquant de provoquer de grosses failles de sécurité alors que c'est justement la sécurité des données sensibles qui est une des premières raisons, avec la productivité, du choix des entreprises instaurant un blocage. Or, selon une étude de KPMG, les réseaux sociaux sont bénéfiques aux entreprises sous réserve de sensibiliser les collaborateurs sur des points clés de l'utilisation de ces plate-formes et sur la sécurité des données et la diffusion de celles-ci.

Comme l'explique Marie Guillemot du cabinet KPMG, il y a trois dimensions à prendre en compte lorsqu'on pense à cette sensibilisation des collaborateurs. Il doivent « avant tout comprendre qu'aucun message n'est anodin sur les réseaux sociaux » ; puis il est nécessaire de les « sensibiliser aux mots clefs à utiliser pour amplifier les messages de l'entreprise » ; et le dernier point doit viser à mettre en évidence « les pratiques inacceptables vis-avis des valeurs de l'entreprise ».

Une stratégie qui fonctionne puisque l'étude de KPMG montre que les employés ayant été sensibilisés aux réseaux sociaux sont « deux fois plus enclins à diffuser des messages positifs sur l'entreprise ».
Toutefois, Marie Guillemot précise que « les collaborateurs ne se mettront à amplifier la communication institutionnelle de l'entreprise que si les valeurs qu'elle affiche sont réellement vécues en interne », ce qui entraîne une nécessité d'exemplarité chez les entreprises.

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