Investissements dans la 4G : Bouygues et Free à la traine

Investissements dans la 4G : Bouygues et Free à la traine

L’arrivée de Free sur le marché de la 4G continue de faire couler beaucoup d’encre. Accusé d’avoir moins investi dans les infrastructures que ses concurrents, Challenges fait le point, chiffres de l’Arcep à l’appui.

Sous-investir aura un impact sur la qualité des fréquences

L’entrée de Xavier Niel dans le domaine de la 4G s’est effectuée en deux temps. D’abord l’inclusion du haut débit sans surcoût pour les forfaits à 19,90€. Puis pour ceux à 2€. La deuxième annonce a eu l’effet d’une bombe et a même conduit le Gouvernement à réagir. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et Fleur Pellerin, ministre chargée de l’Economie numérique, ont tour à tout apostrophé le patron de Free. Selon eux, « une stratégie low cost conduit nécessairement à un sous-investissement dans les infrastructures ».

Naturellement, Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad, conteste cette opinion et assure « qu’on ne verra aucune explosion des investissements dans les bilans des opérateurs qui seront publiés dans quelques semaines ». Néanmoins, le fait est que depuis 2011, les investissements consentis par les quatre opérateurs font état de divergences considérables. Orange et SFR ont en effet respectivement déboursé 3,9 et 3,3 milliards d’euros pour adapter leurs infrastructures à la 4G et acheter des licences afin d’offrir un service étendu. A l’inverse, Bouygues et Free ont fait le choix des investissements minimums. 1,8 milliard d’euros pour le premier. 1,2 milliard d’euros pour le second.

Si Bouygues est en train de fournir son effort en convertissant ses antennes 2G en antennes 4G, moyennant 50 millions d’euros de redevances supplémentaires, Free reste partisan de la moindre dépense. Par conséquent, les fréquences que le quatrième opérateur sera en mesure de proposer risquent d’être très inférieures à celles de ses concurrents. Et il est peu probable que SFR et Bouygues laissent la firme de Xavier Niel profiter de l’accord de mutualisation de leurs réseaux qu’ils s’échinent à négocier depuis des mois.

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