« Nous, acteurs du numérique, sommes contre la surveillance généralisée d’Internet » : 640 acteurs du numérique se mobilisent

« Nous

Le projet de loi sur le renseignement, toujours controversé. Cette fois-ci, ce sont de grands hébergeurs, fournisseurs d’accès à Internet, des start-ups ou des médias qui se sont réunis en signe de protestation.

« Ni pigeons, ni espions »

« Nous, acteurs du numérique, sommes contre la surveillance généralisée d'Internet ». Voilà les premiers mots de l’appel du mouvement « Ni pigeons, ni espions », qui a recueilli plus de 640 signatures en guise de protestation contre la loi sur le renseignement, qui doit être votée le 05 mai prochain dans l’Hémicycle.

« Imposer aux hébergeurs français d’accepter une captation en temps réel des données de connexion, c’est donner aux services de renseignement français un accès et une visibilité sur toutes les données transitant sur les réseaux » commente le manifeste. « Cet accès illimité insinuera le doute auprès des clients des hébergeurs sur l’utilisation de ces boîtes noire et la protection de leurs données personnelles » poursuit-il.

Parmi les signataires, on retrouve de grands noms comme Gandi, OVH (hébergeurs) ; De son côté, Altern.org a fermé son site avec en guise d’explication le message suivant : « Suite au vote de la loi sur les services secrets à l'assemblée nationale #PJLRenseignement, l'hébergeur altern.org ferme ses services le temps de les déménager dans un pays plus respectueux des libertés individuelles ». De grands médias aussi comme Médiapart ou Libération ou encore des organisations comme France Digitale ou le Conseil national du numérique. Tous dénoncent une loi « inefficace » mais surtout « dangereuse pour la croissance ».

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