Le gouvernement encadre enfin la définition de la « fibre optique »

Le gouvernement encadre enfin la définition de la « fibre optique »

Cela fait des mois que l’on assiste au débat sur la « fausse fibre optique » entre les différents opérateurs qui se renvoyait la balle par média interposé, après que l’ARCEP ai donné son avis on se demandait quand le gouvernement allait enfin tranché afin que tout le monde puisse aller de l’avant ! C’est enfin le cas, retour sur une décision qui devrait, elle aussi, beaucoup faire parler d’elle.

 

 

SFR est clairement visé

 

               Dans un arrêté datant du 25 mars et publié au Journal Officiel, le gouvernement a décidé de clarifier les choses en imposant une définition plus claire et précise de ce qu’est la connexion en fibre optique. « Tout message publicitaire ou document commercial d'un fournisseur de services relatif à une offre utilisant une technologie pour laquelle le débit ne varie pas significativement en fonction des caractéristiques du raccordement du consommateur au réseau fixe ouvert au public, s'il associe le terme “ fibre ” aux services du fournisseur alors que le raccordement du client final jusque dans son logement n'est pas réalisé en fibre optique, comporte la mention “ (sauf raccordement du domicile) ”.  Cette mention figure à la suite de chaque utilisation du terme “ fibre ” ou de l'expression “ fibre optique ”, associée aux services du fournisseur, dans des conditions d'audibilité et de lisibilité au moins égales, notamment en termes de volume sonore, de taille de caractère et de couleur. ».

 

C’est SFR qui est clairement visé par cet arrêté du gouvernement. En effet, depuis plusieurs mois ses concurrents accusent l’opérateur de fournir la « fausse » fibre optique à ses abonnés puisque la fibre s’arrête au pied des immeubles et que le raccordement final vers le consommateur n’est pas réalisé en fibre optique. En conséquent, SFR devra modifier ses campagnes de communications pour être conforme à la nouvelle réglementation.

 

SFR se dit prêt à riposter

 

               Ce débat sur la terminologie peut sembler assez obsolète quand ce qui compte réellement pour l’abonné est la puissance du débit qu’il reçoit chez lui. C’est justement la position qui a toujours été défendue par SFR pour qui seul l’accès au très haut débit compte, peu importe la technologie. L’opérateur a d’ailleurs indiqué être « prêt à étudier toutes les voies de recours juridiques » contre cet arrêté gouvernemental.

 

 

               Cela ne fait aucun doute que pour Orange et Free, ce texte constitue une victoire dans la bataille commerciale contre SFR. Néanmoins, l’opérateur n’est pas prêt d’avoir dit son dernier mot et dispose d’une force de frappe très importante sur les médias. Peut-être que dans un futur proche, les opérateurs ne se feront pas la guerre pour des histoires de terminologie mais qu’ils mettront en avant la vitesse du débit montant et descendant offert à leurs abonnés. Cela permettrait à tout le monde de faire son choix en ayant toutes les cartes en main.

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