Fibre optique : les routes cinquième génération, un enjeu financier important

Fibre optique : les routes cinquième génération

L’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) dévoile son projet de routes intelligentes prévu pour 2020. 

d'importants investissements financiers

Construire des routes pavées de fibre optique semble avoir des enjeux multiples. La route du futur sera plus résistante, communicante, et peut-être même dépolluante. Nicolas Hautière, coresponsable du projet à l’Ifsttar, explique que «pour les rendre plus résistantes aux effets du changement climatique, nous explorons deux pistes : faire circuler un fluide caloporteur sous la chaussée chargé de la dégivrer en hiver et d’évacuer la chaleur en été ; et des routes "réservoirs" dont la porosité permettrait de stocker temporairement de l’eau, évitant de saturer les réseaux d’assainissement en cas d’inondation». À cela s’ajoute un possible composant nouveau, un liant à base de micro algues.

Les capteurs installés permettront aux routes de s’autodiagnostiquer. Elles seront en effet capables d’informer de nids de poules et de l’état du trafic. La récupération d’énergie pour alimenter les équipements et les véhicules électriques est un point essentiel du projet. Pour cela, des micro-capteurs solaires seront installés sous une chaussée en matériaux translucides.

Néanmoins, cette haute technologie nécessite d’importants investissements financiers. À ce titre, Nicolas Hautière admet qu’« il va falloir baisser les coûts et les rendre acceptables par les utilisateurs».

 

 

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