Déploiement : il faudrait privilégier les investissements privés

Déploiement : il faudrait privilégier les investissements privés

Une étude du cabinet Coe-Rexecode, basée sur une comparaison internationale, préconise cinq actions pour le développement et le déploiement de la fibre optique et du très haut débit en France.

Au niveau du déploiement de la fibre optique, la France et l’Europe ont clairement pris du retard par rapport à d’autres pays du monde. En 2011, seulement 3 % des abonnés Internet en Europe de l’Ouest bénéficiaient d’une connexion via fibre optique, contre 9 % aux Etats-Unis, et très loin derrière la Corée du Sud (56 %) ou le Japon (63 %).

On sait aussi que la Russie, l’Ukraine, le Kazakhstan et le Belarus ont, à eux seuls, un nombre d’abonnés raccordés à la fibre optique supérieur à celui de l’Europe des 35. Cet écart s’explique surtout par un développement trop important de l’Adsl en Europe.

Afin de rattraper ce retard, le cabinet Coe-Rexecode présente un plan sur « les conditions du déploiement de l’internet à très haut débit », et recommande 5 actions pour favoriser le déploiement de la fibre optique en France :

  1. « garantir la stabilité de ce cadre réglementaire afin de conserver une visibilité sur ces investissements d’infrastructures » ;
  2. « s'assurer que l'investissement public ne vienne pas dissuader l'investissement privé » ;
  3. « équilibrer l'éco système du numérique (opérateurs, producteurs de contenus, intermédiaires de l'internet) par la fiscalité, une stabilité indispensable à l'investissement » ;
  4. « stimuler les nouveaux usages (santé, formation, service public, méthodes de travail) pour stimuler la demande des utilisateurs » ;
  5. « promouvoir dans le cadre européen un modèle économique qui favorise l'investissement des opérateurs ».

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