1,1 Gbps sur cuivre : avancée technologique d’Alcatel-Lucent

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Alors que le gouvernement se bat pour éteindre la boucle cuivre et avoir une France 100% fibre optique à l’horizon de 2023, les laboratoires de recherche d’Alcatel-Lucent viennent de mettre en place un système permettant d’atteindre plus d’un giga de débit sur un réseau cuivre. Après le VDSL2, un nouveau frein au déploiement de la fibre optique ?

L’équipementier Alcatel-Lucent vient d’annoncer les tests réussis de cette nouvelle technologie, développée par les Bells Labs. Avec l’opérateur autrichien A1, des débits de plus de 1 gigabits par seconde auraient été atteints sur un réseau cuivre.

Alcate-Lucent  augmente la vitesse du cuivre

C’est effectivement une avancée considérable que celle réalisée par l’équipementier. Une avancée qui fait écho à celle du VDSL2 : pouvoir atteindre des débits similaires à la fibre optique sur du cuivre, voilà qui devrait aider au déploiement du très haut débit.

La technologie utilisée s’appelle G.fast et permet d’élargir la quantité de fréquences utilisées pour transporter l’informations. En particulier, cette nouvelle technologie permet de supprimer les interférences qui sont, dans la technologie cuivre, la première cause de réduction du débit.

Cuivre ou fibre optique : le débat entre les opérateurs et le gouvernement n’est pas fini

Après l’acceptation, par l’Arcep, du déploiement du VDSL2 et ce malgré des débits qui chutent très rapidement avec l’éloignement entre répétiteur et foyer concerné, voilà que cette nouvelle technologie pourrait bien mettre un frein au déploiement de la fibre optique en France. Un nouveau frein.

Les opérateurs voient en effet leurs coûts de déploiement de la fibre optique être essentiellement représentés par les travaux de génie civil. Comme ils ont déjà sauté sur l’occasion de déployer le VDSL2, sauf Numericable qui reste spécialisé dans la fibre optique, il est probable qu’ils voient là une nouvelle occasion de faire des économies.

Mais c’est aller à l’encontre de la volonté du gouvernement et de l’avis de tous les spécialistes du secteur qui préconisent une France 100% fibre. Le cuivre n’est effectivement plus une technologie viable sur le long terme.

Comme pour le VDSL2, G.fast voit ses débits chuter rapidement

Le VDSL2 est très critiqué car la courbe de ses débits est assez étonnante. Si cette technologie permet des débits proches de la fibre optique sur une très courte distance, ces débits chutent très rapidement pour atteindre ceux de l’ADSL.

Les tests d’Acatel-Lucent ne laisse pas présager un constat différent. Si sur 70 mètres, les débits enregistrés étaient de 1,1 Gbps, sur 100 mètres ils ont chuté à 800 Mbps. Soit une chute de 13,75% en seulement 30 mètres. Sur des distances plus élevées, à combien chuterait le débit ?

Une technologie utile pour le FTTB ou FTTLa

Par contre, cette technologie pourrait être bien utilisée par les opérateurs, si elle est couplée à la technologie FTTB (Fibre to the Building) ou le FTTLa (Fiber to the Last amplifier) qui mélangent fibre optique et cuivre.

En utilisant cette avancée d’Alcatel-Lucent, il serait possible d’augmenter le débit des câbles cuivre à l’intérieur du bâtiment, les sociétés qui déploient ce type de fibre optique, Numericable en France, pourraient facilement augmenter les débits disponibles pour leurs abonnés.

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