L’ARCEP veut garantir le déploiement de la fibre dans les zones les moins denses

L’ARCEP veut garantir le déploiement de la fibre dans les zones les moins denses

Dans plusieurs communiqués en date du lundi 7 décembre, l’ARCEP a annoncé une série de mesures visant à garantir le rythme de déploiement de la fibre dans les zones les moins denses et à fixer les tarifs appliqués aux réseaux d’initiatives publique.

 

 

Vers une harmonisation des tarifs

 

               Une nouvelle foi, les annonces de l’ARCEP s’inscrive dans le cadre du plan France Très Haut Débit qui doit garantir une couverture maximale du territoire en téléphonie et en internet mobile à l’horizon 2022.

 

Dans ces communiqués, l’ARCEP explique vouloir mettre en place un dispositif qui permettrait de faire converger les tarifs des réseaux d’initiative publique (RIP) et ceux d’initiative privée. Rappelons que les RIP concernent le raccordement des zones en dehors des grandes agglomérations et où les opérateurs privés ne s’installent pas pour des soucis de rentabilité. Afin de permettre le déploiement de RIP, les collectivités locales bénéficient alors d’aides de l’Etat.

 

« Une convergence tarifaire immédiate entre les deux types de zones n’est pas toujours possible ou opportune mais une convergence progressive des tarifs des RIP vers les tarifs de la zone d’initiative privée est possible. Le niveau tarifaire des offres activées a fait l’objet d’une réévaluation à la baisse dont la robustesse sera évaluée par l’Autorité, dans 18 mois, ainsi qu’une actualisation des tarifs liés à l’accès passif » explique le gendarme des télécoms.

 

Une couverture intégrale pour 2022

 

               Pour résumer, l’objectif de l’ARCEP est de garantir un équilibre « entre la nécessité de s’assurer que les déploiements réalisés sont bien complets et la souplesse requise pour mener à bien les projets de déploiements, tant d’initiative privée que publique ». Mais l’Autorité va plus loin et veut œuvrer pour qu’à l’horizon 2022, l’intégralité du territoire français soit couvert en très haut débit.

 

Alors que les zones les plus denses représentent 53% des foyers, les RIP, qui se concentreront avant tout sur les zones les moins denses devraient, à terme, couvrir pas moins de la moitié des logements français reliés à la fibre optique. On comprend donc mieux l’importance du rôle de l’ARCEP dans la mise en place et la réussite du plan France Très Haut Débit.

 

Effectivement, si les opérateurs privés n’ont besoin de l’aide de personne pour développer leur importance, les RIP quant à eux, ne pourront exister sans les aides apportées aux collectivités territoriales.

 

 

               Une nouvelle fois, nous sommes amenés à penser que le développement du très haut débit est en bonne voie en France. D’ici quelques années, les connexions lentes ne seront surement qu’un mauvais souvenir.

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