Désenclavement numérique : Dominique Ouattara mène la lutte en Côte d’Ivoire

Désenclavement numérique :  Dominique Ouattara mène la lutte en Côte d’Ivoire

En retard par rapport au reste du monde, le continent africain doit faire face à une fracture numérique réelle. Malgré des progrès, ce retard empêche le développement efficace des technologies de l'information et de la communication (TIC) ou rend plus difficile la formation de la jeunesse africaine, notamment dans les établissements d'enseignement supérieur. Dans certains pays, les pouvoirs publics s'attaquent toutefois à ce problème. C’est le cas notamment en Côte d'Ivoire, où les initiatives de la Première Dame, Dominique Ouattara vont dans le sens d'un désenclavement numérique massif.

La fracture numérique, frein au développement

En matière de numérique et notamment d'accès à Internet, l'Afrique revient de très loin. En effet, en 1994, seuls l'Afrique du sud et l'Egypte possédaient un réseau Internet, encore à l'état embryonnaire. Si aujourd'hui la totalité des pays africains ont accès au web, la possibilité pour les populations d'avoir un abonnement au réseau demeure extrêmement limitée et ne concerne globalement que les classes supérieures africaines. En effet, on compte, notamment en Afrique subsaharienne -le Maghreb et l'Afrique du sud restant des cas à part-, moins de 10 abonnés pour 1 000 habitants. Si le taux de pénétration est d'environ 35 % au Maghreb et de 15 % sur les côtes africaines, il demeure beaucoup plus faible dans les terres, difficiles d'accès.

Les conséquences d'un tel retard numérique sont évidentes et constituent bien souvent des freins sérieux au développement économique du continent africain. En effet, les administrations, les universités, les centres de recherche ou encore les entreprises ne peuvent bénéficier des outils de gestion offerts par le numérique et ont ainsi des difficultés pour optimiser leur rendement et garantir à tous les meilleures conditions d'étude ou de travail. D'autant que des problèmes récurrents de connexion doivent être signalés, notamment du fait de la lenteur du réseau.

Dominique Ouattara en première ligne

Mais loin d'accepter cet état de fait, certains pays africains mènent des politiques de désenclavement volontariste. En Côte d'Ivoire, c'est sous l'impulsion de la Première Dame, Dominique Ouattara, présidente de la Fondation Children of Africa, qu'une démocratisation de l'accès à Internet peut être remarquée. Récemment, Dominique Ouattara a contribué à la réhabilitation du centre public de communication d'Abengourou, offrant aux populations locales 16 ordinateurs avec accès à Internet, une imprimante multifonction et une bibliothèque dotée de 3 000 livres. En effet, concentrant une partie de ses actions sur l'éducation des jeunes, Children of Africa est à l'origine de la réhabilitation et la remise à niveau de plusieurs centres de ce type en Côte d'Ivoire. De même, pour offrir aux populations les plus éloignées des centres urbains les moyens de s'ouvrir au monde, une flotte de bibliobus, dotée d'ordinateurs avec accès à Internet a été mise en place et sillonne les villes et les villages de la Côte d'Ivoire.

Le haut-débit constitue aussi un enjeu majeur pour les populations africaines. Dès 2009, en Algérie, c'est la fibre optique qui avait vu peu-à-peu le jour, notamment dans l'objectif de lutte contre la prolifération des antennes satellites et de garantie d'un cadre de vie plus sain aux populations. Le projet "Central African Backbone", débuté dès 2009 sous l'égide de la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC) et qui court jusqu'en 2016, devrait permettre de garantir un meilleur accès au haut-débit à certains pays africains, comme la Centrafrique, le Congo, le Gabon. Soutenu à hauteur de 17 millions d'euros par la Banque Mondiale, ce projet devrait ainsi permettre le développement d'un vaste réseau de fibre optique et offrir une meilleure pénétration d'Internet dans les territoires les moins connectés.

Malgré les défaillances évidentes du continent africain en matière d'accès à Internet, les progrès restent réels, notamment du fait de certaines politiques volontaristes. Les actions menées par Dominique Ouattara en Côte d'Ivoire ou la CEMAC en Afrique centrale tendent à prouver l'existence d'une dynamique positive, qui ne demande qu'à se poursuivre et à se concrétiser par une hausse du nombre d'accès à Internet.

 

 

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