Le Cameroun fait toujours face aux câbles fibre optique pirates

Le Cameroun fait toujours face aux câbles fibre optique pirates

Le Cameroun est sous l'emprise d'une véritable guerre entre opérateurs, une guerre qui se passe des lois et des autorisations gouvernementales : la guerre de la pose de câbles fibre optique. Car contrairement à la France, là-bas les opérateurs déploient leur réseau coûte que coûte.

Si l'on compare les deux situations, la française et la camerounaise, le paradoxe est ubuesque : chez nous, les opérateurs sont réticents à déployer la fibre optique ailleurs que dans les zones où l'investissement est sûr et rentable ; là-bas, les opérateurs déploient la fibre optique à tout va, allant même à l'encontre des lois et du gouvernement.

Plusieurs réseaux clandestins ont été découverts sur le territoire par l'ART, l'Autorité de Régulation des Télécommunications. Des réseaux qui sont déployés non pas par des pirates mal intentionnés, mais bien par les opérateurs eux-mêmes. Un peu comme si France Télécom déployait son réseau sans rien dire ni demander à personne.

En 2012, c'était Creolink Communications qui s'était fait épingler. Aujourd'hui, ce serait AES-Sonel que l'ART a découvert en train de déployer la fibre optique de son propre côté en catimini.

Mais AES Sonel compte bien se défendre. S'il est vrai que la société n'a pas d'autorisation, elle accuse l'Autorité de Régulation d'être de mèche avec l'opérateur historique CamTel pour empêcher ses concurrents de lui prendre d'importantes parts de marché.

Une théorie dure, mais qui se tient lorsque l'on pense que le Cameroun est « le champion du monde de la corruption » selon l'ONG Transparence International.

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