La fibre optique algérienne retardée

La fibre optique algérienne retardée

Le projet national de la mise en place de la fibre optique semble compromis en Algérie. En effet, depuis le 30 juin 2013, Algérie Télécom n’a posé que 1 529 Km de fibre optique alors qu’elle devait en poser 20 000 Km, a expliqué Azouaou Mehmel, PDG de Algérie Télécom, avant la visite du Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, prévue le mardi 16 juillet 2013.

Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a fait une visite de travail le mardi 16 juillet 2013. Avant sa venue, le PDG d’Algérie Télécom (AT), Azouaou Mehmel, a dit regretté le manque d’avancement dans les travaux.

La fibre optique tarde à cause d’un manque de qualification

Le PDG d’Algérie Télécom précise que le retard viendrait de la difficulté à trouver des entreprises qualifiées pour effectuer les travaux. «C’est un plan de charge biannuel (2013/2014) qui porte sur la pose de 20 000 Km de fibre optique afin d’assainir le réseau existant en se débarrassant des câbles de cuivre. Très peu d’entreprises se manifestent suite à nos appels d’offres», explique Azouaou Mehmel.

Ne souhaitant pas faire appel aux entreprises étrangères, Algérie Télécom a sollicité l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) dans l’espoir que des demandeurs d’aide de l’Etat investissent dans ce créneau « dans le cadre de ce dispositif d’aide à la création de micro entreprises ».

La fibre optique : des câbles étrangers

Contrairement à une volonté de faire appel à des entreprises nationales pour les travaux, AT se tourne vers la Chine pour se fournir en câbles. CATEL, seul fabricant algérien de câbles pour la fibre optique, n’a pas été sollicité pour fournir le nouveau réseau. Quatre mois et aucune commande à l’horizon.

Avec le projet national de moderniser le réseau, CATEL pensait qu’AT ferait appel à ses services. «Nous fournissons nos fibres optiques à AT depuis 2007 à raison de 300 à 500 Km par an. L’absence d’un marché met notre activité en difficulté. Nous produisons 6.000 à 7.000 Km de fibres optiques par an. Ils sont d’une qualité nettement meilleure que celle fournie par les Chinois », explique un responsable de l’entreprise. Il mettra également l’accent sur le fait que les Chinois comme eux ont les mêmes fournisseurs et que la main d’œuvre nationale reste moins chère.

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