Internet : le Brésil souhaite s’écarter des Etats-Unis

Internet : le Brésil souhaite s'écarter des Etats-Unis

Un communiqué du bureau, mardi 17 septembre 2013, de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a confirmé l'annulation du voyage de la présidente à Washington du 23 octobre. En effet, elle veut faire entendre son message : les entreprises américaines doivent stocker au Brésil les données produites par les Brésiliens.

Le Brésil veut améliorer sa souveraineté numérique

Les révélations faites par Edward Snowden à propos du cyber-espionnage fait par la NSA à l'aide de son logiciel Prism, a rendu le Brésil méfiant. Elles ont permis de montrer que le NSA a espionné la présidente brésilienne et la compagnie pétrolière Petrobras. Pour montrer son mécontentement, la présidente a donc annulé son voyage aux Etats-Unis du 23 octobre. Le pays estime que les pratiques américaines menacent « la souveraineté nationale et aux droits individuels ».

Avec cette affaire de Prism, le Brésil a été obligé de dynamiser ses projets numériques comme la mise en place de la fibre optique avec un câble qui relirait l'Amérique latine à l'Europe sans passer par les Etats-Unis, le lancement d'un satellite de télécommunication en 2016 et un service de messagerie électronique chiffrée géré par l'Etat.

La souveraineté numérique brésilienne menace les Etats-Unis

Les Brésiliens ont d'ailleurs décidé de boycotter les sites de messageries américain. Dilma Rousseff a aussi demandé au Parlement d'obliger Facebook, Google et autres compagnies américaines de stocker les informations produites par les Brésiliens sur des serveurs installés au pays loin de la NSA. Les coûts d'exploitation des entreprises high-tech américaines risqueraient de s'enflammer si cela se produit et que d'autres pays suivent.

L'attitude du Brésil est compréhensible seulement si certains pays font de même, certaines populations seront ultra-surveillées. La Russie ou la Chine par exemple augmenteraient les contrôles sur Internet de leurs citoyens. La présidente brésilienne souhaite faire entendre ses projets lors de la prochaine assemblée générale de l'ONU. Elle veut que de nouvelles règles internationales concernant la vie privée et la sécurité dans les matériels et les logiciels soient créées.

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